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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 12:05

On sait depuis longtemps que les écomusées et en général les musées communautaires se veulent des outils participatifs du développement de leurs territoires. Pour cela, comme il est normal, ils s'appuient sur la ressource locale qui est celle du patrimoine, au sens le plus large. Puisqu'ils sont communautaires et donc participatifs, il s'appuient aussi sur "les gens", comme acteurs et comme sujets. Nous savons aussi que, parmi les membres de la communauté, il y a des personnes qui sont elles-mêmes des patrimoines vivants, par leurs savoirs, leur contribution au patrimoine immatériel et à la mémoire collective.

Mais ne peut-on aller plus loin ? Je viens de recevoir le dernier numéro de la Lettre de Sol et Civilisation (numéro 56 de septembre 2015). Sol et Civilisation est une association qui regroupe des praticiens et des experts de l'économie rurale et agricole, et du développement local (www.soletcivilisation.fr). Ce dernier numéro porte sur "Ressources humaines et territoire, le défi des compétences". L'éditorial dit: "il n'y a de richesses que d'hommes... dans des territoires".

En lisant les articles dus à des spécialistes très éminents qui n'ont probablement jamais entendu parle de musées communautaires (Truong-Giang Pham, Francis Aubert, Bernard Pecqueur, Pascal Chevalier, René Caspar, Jean-Pierre Aubert), il m'est venu à l'esprit que le musée communautaire, parce qu'il est communautaire et parce qu'il est étroitement lié à son territoire, est très bien placé, non seulement pour inventorier les porteurs du patrimoine immatériel, mais aussi plus largement les compétences des citoyens.

Car ce que cette Lettre nous dit, c'est que les employeurs, de l'agriculture à l'industrie et aux services, sont dans une position difficile en matière de recherche d'une main d’œuvre de proximité qui corresponde à leurs besoins. Et c'est là que l'on doit aller au delà de la recherche de "qualifications" formelles, car elles sont souvent rares en milieu rural ou dans les petites villes. Par contre, on sait qu'il existe des savoirs techniques et d'expérience, des compétences réelles et des capacités (d'adaptation, d'apprentissage), mais ils sont dissimulés, soit par une mauvaise connaissance de la population, soit par un manque de confiance en soi et d'initiative de la part des personnes qui ont ces savoirs, ces compétences ou ces capacités.

Le musée communautaire ou l'écomusée, grâce à sa relation de confiance, directe, effective ou potentielle, avec chaque membre de la population, peut recenser les disponibilités et les mettre en rapports avec les besoins des employeurs. N'est-ce pas une manière d'établir un lien d'utilité sociale avec les acteurs économiques du territoire et de les convaincre qu'ils sont des stakeholders, des parties prenantes du musée, comme celui-ci est partie prenante du développement du territoire ?

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 11:31

J'ai appris que, lors de la V° rencontre internationale des écomusées et musées communautaires, tenue à Juiz de Fora (MG, Brésil) du 15 au 17 octobre dernier, une personne se présentant comme gestionnaire pour la ville de Rio de l'Ecomuseu do Quarteirão Cultural do Matadouro de Santa Cruz (RJ) avait osé dénigrer systématiquement les trente années de services à la communauté de Santa Cruz du NOPH (Núcleo de Orientação e Pesquisa Histórica) de Santa Cruz et de l'écomusée qu'il avait créé il y a vingt cinq ans. Je l'avais visité pour la première fois en 1992 et j'y suis revenu une dizaine de fois depuis, en particulier en 2000 et 2004, lors des 2° et 3° rencontres internationales des écomusées et musées communautaires qui s'y sont déroulées.

Non seulement, tout ce que cette personne a dit de cet écomusée est faux, mais encore, et c'est ce que je ne peux pas laisser passer, il a cru bon d'appuyer son argumentation sur Georges Henri Rivière et sur Marcel Evrard. Le premier fut mon prédécesseur et mon mentor comme directeur de l'ICOM, le second fut mon ami et le fondateur et directeur de l'Ecomusée du Creusot-Montceau. J'ai collaboré avec lui pendant plus de dix ans. L'auteur de cette mauvaise action ne connaissait ni ce qu'a fait l'écomusée de Santa Cruz, ni Rivière ni Evrard. D'autre part, je peux témoigner que les idées et les pratiques de Rivière et d'Evrard, comme d'ailleurs celles de Paulo Freire et les principes de la Table Ronde de Santiago, sont à la source de tout ce qui a été fait à Santa Cruz, bien avant que cette personne n'y arrive.

Comment les responsables de la conférence de Juiz da Fora, des universitaires habitués à juger de la qualité scientifique des communications qu'ils inscrivent sur les programmes des rencontres qu'ils organisent, ont-ils pu autoriser cela ? J'espère au moins qu'un moyen sera trouvé de rectifier publiquement cette erreur de jugement.

En attendant, j'ai entendu dire que le NOPH-Ecomusée communautaire de Santa Cruz continue son action au service des habitants et du patrimoine de Santa Cruz. Et je suis à la disposition du gestionnaire de l'Ecomuseu (municipal) do Quarteirão cultural do Matadouro de Santa Cruz pour lui expliquer les fondements de l'écomuséologie.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 16:19

J'ai souvent défendu l'idée que la cohabitation entre communautés d'origines culturelles différentes sur un même territoire nécessitait une connaissance des patrimoines de chacune de ces communautés par les autres. C'est ainsi qu'il est très important que le patrimoine d'une communauté immigrée soit à la fois valorisé aux yeux des membres de cette communauté (question d'auto-estime) et partagé avec dignité et respect par les autres habitants, en particulier ceux de la culture majoritaire, qui ne peuvent que s'enrichir de ces apports exogènes..

Je viens de recevoir une invitation de l'Ecomusée du Fier Monde (Montréal, Québec, Canada) pour une exposition qui va exactement dans ce sens. Il s'agit de rappeler et de mettre en valeur ce qui constitue le patrimoine immatériel, et parfois aussi matériel, des immigrants africains. Arrivés progressivement depuis environ 80 ans, ils constituent actuellement un groupe important à Montréal. Je rappelle que l'individu que nous considérons comme un immigrant est d'abord, pour lui-même, un émigrant qui est engagé dans un processus continu, qui comporte notamment un transfert de biens patrimoniaux et de culture vivante d'un territoire de départ à un territoire d'arrivée.

Pour plus de détails sur cette exposition à Montréal, voir http://ecomusee.qc.ca/evenement/afrika-montreal/

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 13:35

Je viens de recevoir de Teresa Morales (Union de los museos comunitarios de Oaxaca - Meixique) le dernier numéro - très spécial - du Bulletin du réseau des musées communautaires d'Amérique Latine, dont elle est, avec son mari Cuauhtemoc Camarena l'une des fondatrices. Ce numéro rend compte de la dernière (VII°) réunion continentale du réseau, dans la Communaute de Potolo, au coeur des Andes Boliviennes. La rencontre s'est tenue du 25 au 30 mai dernier. Ces rencontres, qui sont à la fois des moments conviviaux, des évènements politiques, des occasions de formation mutuelle, montrent bien que la créativité en matière de patrimoine, de muséologie, d'action communautaire se trouve bien en Amérique Latine. Le monde entier, et pas seulement les gens de musées,, doit connaître ce qui se passe dans ces communautés dont on ne parle pas.

Sur le réseau, consulter:.http://http://www.museoscomunitarios.org/lazos.html

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:05

Nous parlions l'autre jour, entre amis, de l'évaluation de nos projets, des institutions dont nous avons la responsabilité, et en général de l'action publique. C'est un thème à la mode. Tous les cahiers des charges comportent une rubrique "évaluation", demandent de définir des "objectifs", des "indicateurs", insistent sur les notions de qualité (de produit, de service), de satisfaction des usagers, etc.

 

Ce que l'on appelle la "crise" (économique? sociale? culturelle?) rend de plus en plus nécessaire cette évaluation, ne serait-ce que pour justifier le soutien de financeurs publics ou privés à nos projets. Nous devons présenter des dossiers convaincants et montrer que nous avons atteint nos objectifs, et aussi que ces objectifs étaient justifiés. Car il ne suffit plus de fournir des bilans basés sur des statistiques plus ou moins fiables.

 

Mais de quels objectifs parle-t-on ? Qui les a fixés ? S'agit-il de constituer une offre (de produits, de services)  dont nous pensons qu'elle répondra à des besoins constatés par nous-mêmes, par nos commanditaires ou par des études savantes ?

 

Ou bien nos objectifs sont-ils de proposer une réponse à une demande émanant d'une partie au moins de la société, qu'il s'agisse d'une catégorie de population, d'un groupe d'âge, d'une communauté sur un territorie, d'une profession, etc. ? C'est à dire est-ce que nous pouvons affirmer, avec un degré raisonnable de certitude, que notre action est utile socialement. J'ai appris de plusieurs expériences récentes (des rencontres sur les modalités de réalisation des agendas 21 locaux en France, tenues à Rezé (Loire Atlantique) en 2011 et 2013, des réflexions collectives sur la pérennisation des politiques culturelles patrimoniales en Europe, au Japon et au Brésil) que cette recherche de l'utilité sociale nécessitait une démarche beaucoup plus exigeante que l'évaluation telle qu'elle est le plus souvent menée par des cabinets spécialisés ou des équipes universitaires.

 

Pour être capable de mesurer l'utilité sociale d'un projet, d'une action ou d'une institution, il faut au minimum:

- associer les bénéficiaires (ou usagers, ou consommateurs) au diagnostic, sous la forme de consultations collectives directes, c'est à dire à l'exclusion de questionnaires nécessairement biaisés et d'échantillons soi-disant scientifiques,

- définir les objectifs à atteindre (primaires, secondaires, implicites, cachés) et les méthodes à employer (y compris les rythmes, les langages, etc.) avec les intéressés eux-mêmes,

- faire accompagner et observer le déroulement de l'action ou le fonctionnement de l'institution par un groupe significatif de la communauté-cible,

- évaluer les résultats de façon contradictoire et autant que possible publique entre les membres de la communauté et les autres parties prenantes.

 

Comme on peut le constater, les mots-clés sont participation et travail collectif. A ces conditions, il sera possible de démontrer la légitimité de l'action, du projet ou de l'institution à cause de son utilité sociale, et de revendiquer une priorité élevée dans les soutiens demandés.

 

Volontairement, je ne parle pas ici de méthodes ou de techniques d'évaluation. Elles sont, elles-aussi, à débattre et à adopter en collectif. Bien entendu, la participation demande du temps, de la patience, de la volonté politique. Mais on peut aussi dire que ce processus est éducatif, en ce qu'il aide les citoyens à prendre conscience de leurs intérêts et à devenir des acteurs responsables de ce qui les concerne au premier chef.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 08:54

Une des réalisations les plus remarquables de la créativité brésilienne en matière de gestion et valorisation du patrimoine est le MUF, MUseu de Favela, une initiative communautaire qui est née d'un groupe de militants sociaux, artistiques et culturels des favelas de Cantagalo, Pavão et Pavãozinho, à Rio de Janeiro, en 2008. Voir www.museudefavela.org.

 

L'un des points principaux de ce musée est un circuit de visite d'une "galerie d'art à ciel ouvert", qui va de maison en maison dont les façades ont été peintes par des artistes-graffeurs de la favela. Cette galerie est en particulier utilisée pour attirer des touristes brésiliens ou étrangers dans la favela et pour en changer l'image aux yeux tant des touristes que des habitants. J'aime beaucoup cette idée de mixité sociale, artistique et culturelle.

 

Mais j'ai appris récemment une nouvelle qui m'a troublé: une des peintures qui fait partie du circuit artistique du MUF se serait dégradée (le climat de Rio n'est pas favorable à la conservation des revêtements extérieurs des édifices) et on serait en train de la restaurer, c'est à dire de la traiter comme une oeuvre accrochés dans un musée traditionnel. On passerait là de l'art vivant au concept de chef d'oeuvre à conserver. Pourquoi pas ? mais est-ce encore de l'art vivant ? Ne serait-il pas préférable, dans l'esprit même du musée communautaire, de recouvrir cette peinture et de proposer au même artiste ou à un autre de créer une autre oeuvre à sa place, ou encore de laisser ce mur nu et d'en illustrer un autre ? Ou même de laisser la peinture se dégrader naturellement comme les fresques extérieures sur les chapelles italiennes ?

 

Des artistes consacrés font depuis longtemps de l'art "éphémère", pourquoi la galerie du MUF ne serait-elle pas un exemple d'art éphémère ? Cela fait penser à Jack Lang, Ministre de la Culture en France, qui faisait exposer au Musée des Monuments français au Trocadéro des "oeuvres" de graffeurs des années 80. Ou encore aux spéculateurs qui décollaient les affiches de Mai 68 à Paris pour les revendre dix ans plus tard. Je préférais les fresques politiques peintes autrefois par les étudiants des Beaux-Arts à Santiago du Chili ou à Lisbonne à l'occasion des campagnes électorales et qui restaient pendant des années des témoignages "vivants" à la fois de la ferveur politique et de la créativité artistique.

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:27

Gilles Pradeau est membre du CA de l'ADELS (Association pour la démocratie et l'éducation locale et sociale). Il m'a envoyé le communiqué suivant, qui pourrait relancer la pratique du budget participatif en France. Il m'a envoyé le texte suivant:

 

 

Le budget participatif des lycées est une innovation marquante en France depuis 2005.

Après plusieurs années de militance à l'ADELS comme d'autres parmi cette liste, j'ai pris l'an passé une année sabbatique pour parcourir la Grande Bretagne et le Portugal et connaître les différentes expériences de budgets participatifs qui s'y déroulent avec des modèles différents.

J'ai décidé en 2013 de m'atteler à la réalisation d'un webdocumentaire consacré aux budgets participatifs des jeunes, à la fois au Portugal, en France et au Royaume-Uni pour boucler ce que j'avais commencé en 2012. L'objectif est de produire toute une série de contenus pour cet automne, en creative commons, pour
animer des débats sur la démocratie locale, l'éducation, la place des jeunes dans nos sociétés en amont des prochaines élections municipales.  

Au Portugal, de nombreuses expériences démarrent dans les villes pour laisser les jeunes décider des projets jeunesses avec des budgets conséquents. Et en France à partir de 2014 grâce à vous ?


Vous aurez toutes les informations sur cette page de financement participatif

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/apprendre-a-compter

 

Deux exemples :
- Pour 39 €, vous accèdez en avant-première au webdocumentaire avec : les coulisses du tournage, des entretiens sans montage et la possibilité de voter pour certains choix de montage + un DVD, une photo dédicacée du tournage,...
- Pour votre association, vous pouvez d'ores et déjà financer ce film et pouvoir faire venir un membre de l'équipe de tournage pour une projection-débat....

Ce projet a vraiment besoin d'un coup de pouce pour le meilleur départ possible.

 

Gilles Pradeau. Contact: gilles.pradeau@gmail.com

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 12:25

Tesouro.JPG  

Le Centre de développement communautaire (CDCA) de la Santa Casa da Misericordia dans le quartier d'Ameixoeira (limite nord de la municipalité de Lisbonne) a entrepris un programme très innovant d'utilisation du patrimoine naturel et culturel local pour renforcer la cohésion sociale et la confiance en soi dans cette communauté composée en grande partie de populations d'origines très diverses relogées suite à la démolition d'anciens bidonvilles. Ce programme s'intitule « Tesouros » ou Trésors.

L'initiative la plus remarquable, à mon avis, est « une bibliothèque dont les livres sont des personnes qui ont des histoires à raconter ». Actuellement, elle se présente sous la forme d'un portefeuille de format CD, contenant 13 fiches et une table des matières. Chaque fiche comporte au recto la présentation d'un habitant et de son histoire et au verso sa photo. Les habitants sont ainsi invités à rencontrer cette personne, à lui demander de raconter son histoire. La liste peut s'allonger, tant il y a de personnes qui ont des histoires à raconter.

On est loin ici des classiques enregistrements faits par les anthropologues et les musées pour conserver la trace d'un patrimoine immatériel. Ici, on ne cherche pas à conserver mais à faire vivre et à encourager le partage des cultures vivantes qui cohabitent dans le quartier.

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 16:07

Les personnes qui jouent ou ont joué un rôle public, social, communautaire, accumulent des archives, plus ou moins bien classées ou conservées, qui en réalité concernent bien plus qu'elles-mêmes. Pourquoi ne pas les donner, ou les léguer à une structure qui les mettra à la disposition de tous ceux qui pourront en avoir besoin: animateurs locaux, élus, chercheurs, étudiants, collègues de la même profession, etc.

 

J'ai plaisir à faire connaître aujourd'hui un cas exemplaire. Mon ami Hubert Favre, un des acteurs principaux de la vie sociale et du développement de sa petite région natale du Beaufortain (près d'Albertville, au pied du Mont Blanc), a donné, il y a quelques années toutes les archives de sa vie de militant du développement local à la communauté de communes de Beaufort. Celle-ci a pris en charge le classement scientifique et la conservation de ces archives inestimables: correspondance, presse, enregistrements audio et vidéo, photos, tout cela couvre cinquante années de l'histoire de petit bout de terre qui a connu le processus de développement le plus continu et le plus intense que j'aie pu observer.

Don-d-archives-HF.jpg

Dauphiné Libéré - 23 juillet 2012

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 14:17

J'ai reçu de son auteur, un grand ami, un ouvrage inclassable:

  • Matarasso, François, Where we dream - West Bromwich Operatic Society & the fine art of musical theThe-Black-Country-copie-1.jpgatre, Multistory, 2012, 92 pages + un DVD

François est un écrivain et consultant engagé dans les arts communautaires et la culture, aussi bien professionnellement que de façon militante.

 

Il nous raconte dans ce livre l'épopée et la légende de la West Browich Operatic Society, avec l'appui de nombreuses illustrations, citations et d'un DVD qui conserve la mémoire de cette association. Voici ce que dit la présentation sur la 4° de couverture:

 

West Bromwich Operatic Society (WBOS) in 'an amateur company with professional standards'. The members perform at major theatres in the West Midlands, selling thousands of tickets to enthusiastic audiences. They have always been self-sufficient and given their surpluses to local charities.

But according to government statistics the Black Country is an area of 'low engagement' in the arts - although four of its major amateur companies, including WBOS, are older than the Arts Council itself.

Where we dream follow WBOS through creation of Mel Brooks' The Producers from rehearsal to curtain call at the New Alexandra Theatre in Birmingham. Along the way, it tells the story of a company that has thrived while so much of the world around has gone. It celebrates resilience, friendship and fun, and people's determination, always, to put on a great show.

Where we dream is about what is missed by official statistics: the things that matter in people's lives.

 

C'est vraiment une histoire extraordinaire, celle de 70 ans de vie artistique au sein d'une communauté ouvrière, menée par plusieurs générations d'habitants au profit de leur communauté elle-même, en dehors de toute politique officielle et malgré les changements sociaux et économiques. Cela montre que la qualité, la continuité et le professionalisme ne dépendent pas de financements publics, ou de l'intervention d'experts parachutés. On est ici au coeur de la démocratie culturelle. Une leçon a méditer.

 

Sur la Black Country, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Country 

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