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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 11:36

Il y a quelques jours, la Fédération (française) des écomusées et musées de société (FEMS) a publié un communiqué de presse en solidarité avec les musées de France, pour réclamer la réouverture des musées, actuellement fermés pour cause de pandémie. On peut comprendre une telle démarche, surtout de la part des musées de société qui partagent avec les plus grands musées des soucis de collections, de manifestations (expositions), de publics. Mais on peut regretter que ce n'ait pas été l'occasion de rappeler que les écomusées, selon les principes actuellement agrou verontdmis dans la plupart des pays, portent sur des territoires, des populations et des patrimoines: les collections sont secondaires, les visiteurs extérieurs s'ajoutent seulement aux habitants qui sont les premiers acteurs du musée et le territoire comme le patrimoine qui s'y trouve sont en permanence accessibles et ne dépendent pas d'horaires d'ouverture.

Par conséquent, on ne voit pas pourquoi un écomusée serait "fermé", alors que son patrimoine reste vivant et disponible. La FEMS avait d'ailleurs, pendant le premier confinement, en mars-avril dernier, diffusé une liste très riche et très variée d'initiatives prises par ses membres pour démontrer comment leurs activités pouvaient continuer. Dans de nombreux pays il en a été de même ; on a même pu constater une créativité exceptionnelle et la naissance de réseaux de coopération.

On peut aussi penser que les habitants des territoires qui ont la chance de pouvoir disposer d'un écomusée, ou d'un musée communautaire, peuvent trouver dans l'offre de participation à la gestion et à la mise en valeur du patrimoine vivant qui leur est commun une manière de lutter contre la morosité, l'inactivité, le déficit de relations sociales qui résultent du confinement et des autres mesures de sécurité sanitaire.

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