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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 17:47

L'Université du Pays Basque à San Sebastian / Donostia, vient de publier, sous la direction de Iñaki Arrieta Urtizberea, un ensemble de contributions d'auteurs de plusieurs pays (Espagne, Etats Unis, Canada, Belgique), dans la continuité de cette collection de réflexions, souvent très avancées, même révolutionnaires, sur l'avenir des musées en dehors des grandes institutions. Plusieurs articles sont de véritables monographies.

 

Reinventando los museos - ISBN 978-64-9860-884-7, 223 p.

 

Índice / Table des matières

  • Museos en la posmodernidad: retos y desafios, Inaki Arrieta Urtizberea
  • Never let a crisis go to waste, John Coppola

 

PARTE I. ENCRUCIJADAS MUSEOLÓGICAS

  • Logique du don et biens communs : réinventer le musée, François Mairesse
  • Procesos de hibridaciôn: la évolution de las infraestructuras museísticas, gestion independiente y autogestion como reinvenciôn del sistema del arte, Nekane Aramburu
  • Patrimoine et musées du XXI°. Lieux de vie fédérateurs d'actions sociales. Lieux de vie créateurs d'innovation, Annette Viel
  • El museo etnográfico: su prolongada adaptación a la crisis. Experiencias en Galicia, Xosé C. Sierra Rodriguez.

 

PARTE IL INNOVACIONES MUSEOLÓGICAS Y MUSEOGRÁFICAS

  • Reflexiones en torno a una »: El nuevo Museu Marítim de Barcelona, Olga Lopez Miguel
  • «El museu de todos, el museo para todos»: la accesibilidad como política, Carme Comas Camacho
  • Pedagogía pública en participación a través de la construcción de un retrato transmedia de un territorio: caso de estudio en el Barco Museo Mater, Margarita Léon Guereno, Izaskun Suberbiola Garbizu, Lierni Gartzia Telleria, Josu Aramberri Miranda, José Miguel Correa Gorospe
  • ¿Hacia una gestión de museos en red (MGMenRED)?: postcrisis, benchmarking y Euskal Hiria, Igor Calzada y Karmele Barandiaran
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 09:58

Je lis en ce moment le livre très riche de Alberto Melo: "Passagens Revoltas - 1970-2012", éditions de l'Associação In Loco (diffusion Sitio do Livro, Ltda, Largo Machado de Assis, porta C, 1700-116 Lisboa, Portugal. Alberto y a rassemblé des articles et des éditoriaux écrits par lui pendant 40 ans.  Ils concernent principalement l'éducation (et en particulier l'éducation des adultes) et le développement local.

 

J'y ai trouvé pages 169 à 186, un texte de 1998 intitulé "O desenvolvmento local como processo educativo" (Le développement local comme processus éducatif). C'est à mes yeux un document essentiel pour la compréhension des processus qui fondent le développement local sur la participation consciente des habitants, individuellement et collectivement. Je ne veux pas le paraphraser ici, car il faut le lire en entier.  Son grand intérêt est qu'il se base à la fois sur la compétence du chercheur (à l'époque, Alberto enseignait à l'Ecole supérieure d'Education de l'Institut Polytechnique de Faro, en Algarve), sur le cheminement du philosophe qui a réfléchi en profondeur sur ces questions, et sur l'expérience du praticien de terrain. Car Alerto Melo est d'un des fondateurs, concepteurs et animateurs, avec Priscila Soares, du projet de développement soutenable et endogène de la Serra d'Algarve, porté par l'association In Loco, depuis les années 80 du siècle dernier.

 

J'ai personnellement beaucoup appris de Alberto et de l'observation (trop rare et insuffisante) de ce qui se passait sur le terrain de la Serra d'Algarve. Et j'ai toujours vérifié dans de nombreuses actions de terrain la vérité et l'exactitude de ce principe: tout développement local est un processus éducatif par lequel une population devient acteur conscient (conscientisation) et compétent (capacitation) de son propre avenir et de l'utilisation efficace et prudente de ses ressources propes, mais aussi des apports extérieurs qui enrichissent le territoire.

 

Je rapproche cette pratique de celle qui m'a occupé ces dernières années, dans l'application comme dans la théorie, l'inventaire participatif et la gestion partagée du patrimoine d'un territoire. Si l'on considère le patrimoine, naturel et culturel, matériel et immatériel, comme le capital social, culturel et économique du territoire, qui appartient à la population de ce territorie et doit être utilisé par elle de façon soutenable, alors il est indispensable de lancer un processus éducatif collectif, qui s'appuie sur la (re)connaissance et l'étude de ce capital. L'inventaire, comme démarche permanente, confiée aux citoyens eux-mêmes, aidés (mais non exploités) par des spécialistes et des techniciens, est cet exercice fondateur de la conscience de leur identité, de leur valeur, de leur capacité d'initiative, de confiance et de coopération.

 

La 4° rencontre internationale des écomusées et musées communautaires, à Belém (Para, Brésil) en juin 2012, a donné toute sa valeur à ces idées et à ces pratiques, en discutant de nombreuses expériences de capacitation, ou empowerment,  faites dans le cadre d'écomusées dans divers pays. J'en ai rendu compte en son temps dans ce blog.  Le colloque de Gemona del Friuli en juin 2013, dont j'ai également rendu compte ici, a débattu de l'inventaire participatif et en particulier de son rôle dans la valorisation du patrimoine.  Tout cela revient finalement à reconnaître la valeur du patrimoine et de sa gestion partagée dans l'éducation du citoyen et dans sa participation consciente au développement de son territoire.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:05

Nous parlions l'autre jour, entre amis, de l'évaluation de nos projets, des institutions dont nous avons la responsabilité, et en général de l'action publique. C'est un thème à la mode. Tous les cahiers des charges comportent une rubrique "évaluation", demandent de définir des "objectifs", des "indicateurs", insistent sur les notions de qualité (de produit, de service), de satisfaction des usagers, etc.

 

Ce que l'on appelle la "crise" (économique? sociale? culturelle?) rend de plus en plus nécessaire cette évaluation, ne serait-ce que pour justifier le soutien de financeurs publics ou privés à nos projets. Nous devons présenter des dossiers convaincants et montrer que nous avons atteint nos objectifs, et aussi que ces objectifs étaient justifiés. Car il ne suffit plus de fournir des bilans basés sur des statistiques plus ou moins fiables.

 

Mais de quels objectifs parle-t-on ? Qui les a fixés ? S'agit-il de constituer une offre (de produits, de services)  dont nous pensons qu'elle répondra à des besoins constatés par nous-mêmes, par nos commanditaires ou par des études savantes ?

 

Ou bien nos objectifs sont-ils de proposer une réponse à une demande émanant d'une partie au moins de la société, qu'il s'agisse d'une catégorie de population, d'un groupe d'âge, d'une communauté sur un territorie, d'une profession, etc. ? C'est à dire est-ce que nous pouvons affirmer, avec un degré raisonnable de certitude, que notre action est utile socialement. J'ai appris de plusieurs expériences récentes (des rencontres sur les modalités de réalisation des agendas 21 locaux en France, tenues à Rezé (Loire Atlantique) en 2011 et 2013, des réflexions collectives sur la pérennisation des politiques culturelles patrimoniales en Europe, au Japon et au Brésil) que cette recherche de l'utilité sociale nécessitait une démarche beaucoup plus exigeante que l'évaluation telle qu'elle est le plus souvent menée par des cabinets spécialisés ou des équipes universitaires.

 

Pour être capable de mesurer l'utilité sociale d'un projet, d'une action ou d'une institution, il faut au minimum:

- associer les bénéficiaires (ou usagers, ou consommateurs) au diagnostic, sous la forme de consultations collectives directes, c'est à dire à l'exclusion de questionnaires nécessairement biaisés et d'échantillons soi-disant scientifiques,

- définir les objectifs à atteindre (primaires, secondaires, implicites, cachés) et les méthodes à employer (y compris les rythmes, les langages, etc.) avec les intéressés eux-mêmes,

- faire accompagner et observer le déroulement de l'action ou le fonctionnement de l'institution par un groupe significatif de la communauté-cible,

- évaluer les résultats de façon contradictoire et autant que possible publique entre les membres de la communauté et les autres parties prenantes.

 

Comme on peut le constater, les mots-clés sont participation et travail collectif. A ces conditions, il sera possible de démontrer la légitimité de l'action, du projet ou de l'institution à cause de son utilité sociale, et de revendiquer une priorité élevée dans les soutiens demandés.

 

Volontairement, je ne parle pas ici de méthodes ou de techniques d'évaluation. Elles sont, elles-aussi, à débattre et à adopter en collectif. Bien entendu, la participation demande du temps, de la patience, de la volonté politique. Mais on peut aussi dire que ce processus est éducatif, en ce qu'il aide les citoyens à prendre conscience de leurs intérêts et à devenir des acteurs responsables de ce qui les concerne au premier chef.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 14:16


Voeux 2014 page 001Avec tous mes voeux pour la nouvelle année, en toute amitié et solidarité...
 
Au 31 décembre 2013, j'ai fermé définitivement mon activité professionnelle indépendante de consultant, que j'exerçais depuis 1999. Ce qui ne veut pas dire que j'abandonne tous les liens que j'ai tissés avec des amis et des collègues à travers le monde, mais que je ne voyagerai plus (ou moins) et que je resterai disponible à distance ou pour l'accueil de visiteurs.
 
Au 1° janvier 2014, comme il est mauvais pour la santé de ne rien faire et que je statut de retraité/pensionné ne me convient pas, j'ai entamé une nouvelle vie professionnelle, celle d'éditeur numérique, un métier que je dois apprendre et qui m'est facilité par la collaboration inestimable de mon petit-fils Nicolas, qui lui est un vrai professionnel et a tout préparé techniquement.
 
Reste à faire vivre ce site qui s'appelle    www.hugues-devarine.eu.
 
Pour le moment, le site et la plupart des textes sont en français seulement.  J'offre au téléchargement mes livres anciens et des textes variés d'articles publiés ou non. Plus tard, il va aussi présenter de nouveaux livres, toujours en version numérique, écrits par moi ou en collaboration avec des anciens collègues, qui seront des témoignages d'aventures professionnelles vécues pendant les cinquante dernières années.
 
Il y a certainement des améliorations à apporter, vous pouvez m'y aider. Merci d'avance.
 
Hugues de Varine

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 14:33

Le Monde, mardi 10 décembre 2013, page14 - link

Un scandale de plus qui montre que l'amour de l'art (???) s'oppose souvent à la culture vivante.

Des objets d'origine amérindienne Hopi et Apache sont mis en vente, pour la seconde fois cette année à Paris. L'ambassade des Etats-Unis à Paris demande que cette vente soit retardée pour permettre aux amérindiens concernés de faire valoir leurs droits ancestraux sur des pièces de valeur religieuse et culturelle qui n'auraient jamais dû quitter leurs communautés. Un juge français a tranché: "...Si la vente de ces objets culturels peut constituer un outrage à la dignité de la tribu Hopi, cette considération morale et philosophique ne donne pas à elle seule droit au juge des référés de suspendre la vente de ces masques qui n'est pas interdite en France." On voit bien là que la France qui défend des valeurs soi-disant universelles impose le droit des marchands d'art, des collectionneurs et des musées européens à celui de communautés qui ont d'autres valeurs et qui se préoccupent de défendre ou de récupérer leur patrimoine spirituel qu'elles considèrent inaliénable.

Il y a quelques années, la France adoptait une loi pour permettre de restituer à la Nouvelle Zélande et aux Maoris des têtes d'ancêtres appartenant à des musées, contre l'avis de la corporation des conservateurs de musées, pour qui leuirs collections sont définitivement inaliénables. Ce qui est inaliénable pour nous ne le serait pas pour les Hopis ?

Quand respecterons-nous la culture des autres ?

 

Suite: une fondation américaine a racheté certains masques pour les restituer aux Hopis. Honte pour la France et les collectionneurs.link

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 15:38

Douglas Worts, le muséologue canadien, ancien de l'Art Gallery of Ontario à Toronto, est maintenant consultant indépendant comme  "spécialiste en culture et soutenabilité" (ou durablilité, comme disent curieusement les français). Il est intervenu récemment au congrès des musées de Colombie Britannique sur le thème du musée comme acteur du changement. C'est un point de vue hérétique pour beaucoup, conservateurs, muséologues ou même visiteurs, pour qui le musée est d'abord un trésor où Il ne faut surtout rien changer, sauf pour ajouter aux collections. Pour d'autres, il est au contraire bienvenu et correspond à bien des interrogations essentielles pour l'avenir du patrimoine et des musées.

 

Je crois que les idées provocantes exprimées par Douglas peuvent faciliter notre recherche d'un avenir pour les musées qui soit différent et plus créateur que leur fonction dominante de conservation.

 

Vous pouvez trouver sa présentation en cliquant ici link

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 14:42

Je viens de recevoir le livre récemment publié au Brésil par Odalice et Walter PRIOSTI, intitulé "Ecomuseu, Memória e Comunidades", Camelo Comunicação, 2013, ISBN 978-85-67151-007, 224 pages. Je devais le mentionner ici, d'abord parce quCouverture Priostie les auteurs sont de vieux amis et complices depuis de très nombreuses années, mais aussi et surtout parce que ce livre est le compte-rendu d'une épopée non achevée, mais déjà ancienne, celle de l'Ecomusée de Santa Cruz (Rio de Janeiro) et de l'association qui lui a donné naissance, le NOPH.

 

A 70 km de Copacabana, de ses plages et de ses baigneurs, Santa Cruz est administratrivemet un quartier de Rio, mais c'est aussi une ville authentique de plus de 200.000 habitants, avec son histoire, ses communautés diverses, ses voisinages industriels, ses espaces agricoles et ses plages. Le livre montre, par la voix de deux habitants, qui sont aussi et en même temps acteurs-promoteurs culturels, médiateurs sociaux, inventeurs de solutions, comment ce quartier-ville a réussi, depuis trente ans, à exister culturellement, socialement, économiquement, pour lui-même et par lui-même.

 

Actuellement, on parle beaucoup, au Brésil, des "musées de favelas" qui sont nés et se multiplient à Rio de Janeiro. On parle aussi des grands musées classiques d'art ancien, d'histoire ou d'art moderne, qui attirent les touristes au centre ville. Mais Santa Cruz n'est pas une favela et son écomusée n'est pas un musée de chefs d'oeuvre. C'est une communauté de communautés, fière de ses cultures, de son passé, de son présent et de ses perspectives d'avenir.

 

Ce livre est écrit et publié en portugais, il faut donc faire un effort pour le lire, lorsqu'on n'est pas "lusophone", mais cela vaut la peine, surtout lorsqu'on parle soi-même une langue latine.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 15:41

Lors des Journées européennes du cadre de vie, tenues à Paris en 1978, Francine de Lagorce, représentant ATD Quart Monde, avait centré son intervention (au cours de la Journée sur l'innovation sociale) sur la nécessité de la confiance en soi (dans d'autres langues cela s'appelle "auto-estime"), dès lors que l'on voulait créer une dynamique de progrès dans les communautés socialement et économiquement défavorisées. Depuis, j'ai pu vérifier l'exactitude de ce propos, dans touts mes expériences de développement local, de démocratie participative, de gestion communautaire du patrimoine. Il n'est pas possible de mobiliser les citoyens sur un projet, aussi longtemps qu'ils n'ont pas confiance dans leur propre capacité d'influer sur leur avenir et sur celui de leurs enfants. Le processus de prise confiance en soi s'appelle en anglais "empowerment", en portugais "capacitação".

 

D'autre part, ce que l'on appelle "le capital social" qui est la richesse de toute communauté et la source de sa dynamique de création, d'engagement et de développement, s'appuie sur la confiance ("trust" en anglais) collective des membres de cette communauté, entre eux et pour leur avenir.

 

Or il se tiendra du 2 au 4 décembre, à l'Ecole Militaire à Paris, un ensemble de débats et d'ateliers autour du thème de la confiance dans nos sociétés actuelles: comment le manque de confiance (méfiance, défiance) est à l'origine de la démobilisation des citoyens face à la chose publique, à la politique et à ce que l'on appelle la crise; mais surtout comment restaurer la confiance collective, en particulier à partir des territoires et de la vie quotidienne, comme facteur de mobilisation et de changement maîtrisé..

 

Cette renconrtre est organisée par l'Institut Confiances, www.institut-confiances.org.

 

Cet Institut, composé de personnes physiques de toutes origines, veut lancer une réflexion collective sur la question suivante:

 

«Comment, collectivement, contribuer à restaurer la confiance entre politiques, administration, acteurs économiques et financiers, experts, syndicats, médias et citoyens ? »

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 15:48

Depuis plusieurs années, nous sommes nombreux à tirer la sonnette d'alarme pour l'avenir des petits musées locaux. Nous mettons en garde contre les effets pervers de la dépendance de ces musées par rapport aux subventions publiques, alors que les budgets des Etats et des collectivités territoriales stagnent ou diminuent. Des voix s'élèvent pour proposer des stratégies à long terme visant à rendre ces musées locaux plus autonomes, gérés comme des entreprises d'économie sociale associant les communautés et l'ensemble des parties prenantes locales du patrimoine culturel et naturel.

 

Or je viens de trouver dans le très sérieux journal Le Monde daté du 16 novembre (supplément "Cuture et idées"), deux informations intéressantes qui élargissent le débat:

 

- dans le premier (p.2), qui rend compte du plus récent "Eurobaromètre sur l'accès et la participation à la culture" link, est constaté le désintérêt croissant des citoyens européens pour les pratiques culturelles, surtout dans les pays du sud de l'Europe, les plus touchés par la "crise". Ce désintérêt concerne aussi les programmes culturels de la télévision publique.

 

- le second article (p.3), intitulé "Le système D au musée", décrit la décroissance générale des subventions publiques qui constituent l'essentiel des budgets des grands musées nationaux et de province, et les efforts des administrateurs de ces musées pour trouver des ressources nouvelles et pour faire des économies. Je note que ces musées se plaignent particulièrement de ne plus pouvoir acquérir comme ils le voudraient de nouvelles oeuvres sur le marché de l'art (mondialisé et aberrant), ni poursuivre certains programmes de grandes expositions temporaires de prestige.

 

Je passe sur certaines solutions trouvées par les différents musées cités, pour citer seulement cette phrase étonnante: "Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, privilégie la mise en valeur des collections de ce musée universel (sic), moins coûteuse que les grandes expositions." La mise en valeur des collections ne serait-elle pas la première mission d'un musée, universel ou non ? Sinon, pourquoi avoir des collections ?

 

Pour le moment, il ne semble pas que le tourisme de masse ait réellement décru, grâce notamment aux flux en provenance d'Asie et des Amériques. Mais si le désintérêt des européens se confirme, il pourrait bien justifier que des économies soient faites sur les crédits publics destinés à la culture et aux musées. A moins que l'on rattache tout simplement les musées au ministère du tourisme.

 

Il serait intéressant de savoir si la situation est similaire dans les autres pays européens.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 15:11

 

J'ai reçu cette information dont je donne ici seulement le texte de présentation en français (la rencontre se tient aussi en catalan et en espagnol). Cela me paraît extrêmement intéressant pour deux raisons: d'une part, c'est le témoignage d'une volonté de travailler en réseau au delà des frontières politiques et linguistiques; d'autre part, la rencontre s'inscrit spécifiquement dans le contexte du développement local et dans les circonstances actuelles de crise économique et sociale.

Il reste à souhaiter que les débats éviteront les pièges du "tout tourisme" !

 

Rencontre pyrénéennes des musées et du patrimoine
14-16 novembre. Esterri d'Àneu
Au cours des dernières années, de nombreux musées et équipements patrimoniaux se sont affichés comme de véritables centres de dynamisation sociale et culturelle des divers territoires pyrénéens.
Suite à une période d'investissements importants pour la création et l'inauguration d'un nombre considérable de musées et d'équipements patrimoniaux, trop souvent de façon isolée et sans lien les uns avec les autres, il apparaît nécessaire, de manière urgente, de créer des structures de connexion qui permettent de condenser ce secteur d'activité, de partager les expériences et de générer des stratégies de coopération entre ces institutions.
À cet égard, il existe déjà plusieurs précédents dans la région pyrénéenne, prônant la nécessité de créer des réseaux de collaboration au niveau local, national ou international:
L'organisation de plusieurs réseaux régionaux dans le territoire catalan, certains déjà solides et expérimentés, comme le Réseau de musées de Lérida et du Val d'Aran, ou le Réseau de musées et équipements patrimoniaux de l'Alto Pirineo et Val d'Aran, qui ces dernières années ont déjà travaillé de façon conjointe afin de proposer des produits touristiques communs, d'atteindre une plus grande visibilité, et par-dessus tout, de renforcer les fonctions sociales et territoriales qui peuvent être développées en s'appuyant sur le patrimoine.
Compte tenu de ces expériences, de la situation actuelle de restrictions économiques et des nouvelles exigences sociales qui affectent le domaine du patrimoine naturel et culturel, il nous a paru opportun d'organiser une Rencontre de musées, écomusées et centres d'interprétation pyrénéens du patrimoine afin de réfléchir aux opportunités que représente cette idée de travail en réseau transfrontalier, européen, pour les sites et leurs territoires, dans le cadre de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée et des territoires frontaliers pyrénéens.
Pour le programme et pour tout savoir sur l'Ecomuseu de les Valls d'Áneu

 

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